Communiqué n°7 - samedi 12/6/99 - 22h00

Mercedes se retire,
BMW confirme

Il est 20H47 lorsque la Mercedes n°5, alors pilotée par l'écossais Peter Dumbreck, qui se positionne dans le sillage de la Toyota conduite par Boutsen pour tenter de lui ravir la seconde place, perd ses appuis aérodynamiques entre Mulsanne et Indianapolis. Il s'agit d'un phénomène identique à celui qu'a connu lors des essais son compagnon d'écurie Mark Webber, et la voiture se cabre totalement, effectue deux loopings complets, passe très haut par-dessus les rails et disparait derrière les arbres. Le pilote sort seul de l'épave de la Mercedes : une fois encore, la cellule de survie a parfaitement rempli son office et si Dumbreck est "sonné", il est indemne.
Immédiatement, tandis que la direction de course neutralise l'épreuve, Mercedes donne l'ordre à Franck Lagorce - alors 4ème sur la n°6 - de rentrer à son stand et tous les box de la firme allemande sont fermés, signifiant le retrait définitif de la voiture rescapée.

Heurs et malheurs chez Toyota

La course est relancée à 21h25, et la BMW n° l7 de Kristensen-Lehto-Müller, qui occupait le commandement à 20 heures, reprend sa place. La Toyota n°2, qui s'est arrêtée quatre tours après son ravitaillement (on parlait d'une ceinture mal attachée) à 20h10, puis assez longuement pendant l'intervention du "pace car" pour changer les disques de freins, conserve sa seconde position, juste devant l'autre BMW V12 LMR officielle.

Et la Toyota n°1 ?. Elle a été également stoppée, à 20h37, et l'on est intervenu pour réparer une fuite du circuit hydraulique, très probablement au niveau de la boîte de vitesses. Réparation effectuée le plus rapidement possible, mais qui fait chuter la GT One de Brundle-Collard-Sospiri au-delà de la 20ème place.
Derrière les trois voitures qui mènent la danse, on pointe la Panoz n°12, l'Audi R8R n°8, la Toyota n°3 puis les Nissan, la R391 n°22 et la C52 "by Courage" n°21.
Mercedes absent, si le pronostic est plus que jamais aléatoire, une chose est sûre : la marque qui gagnera les 24 Heures du Mans 1999 n'aura jamais remporté l'épreuve avant.

Tandis que l'Audi R8C n°10 paraît souffrir du même mal que la n°9 que Christian Abt a dû laisser dans les Hunaudières, transmission cassée, et multiplie les arrêts au stand, un autre abandon est officialisé : celui de la Riley & Scott n°31 de Gache-Formato-Thévenin, qui souffrait depuis longtemps de problèmes de surchauffe­moteur. Un mal qui affecte aussi la n°32, même si celle-ci continue. Deux autres voitures vont disparaitre avant 22 heures, pendant que la Toyota n°2 revient manifestement sur la BMW de tête : d'abord la Lola-Judd n°25 de l'écurie DAMS, si brillante en début de course, victime d'une irrémédiable panne du moteur ("j'ai entendu un grand bruit, puis il y a eu beaucoup de fumée et j'ai tout juste pu regagner le box", dira Tinseau alors au volant). Puis, vers 21h55, la Ferrari 333 SP de Policand-Baldi-Pescatori s'arrête à son stand et ce n'est pas de bon augure.