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| Vainqueur | 4 040 000 | 3 840 000 | 1 660 000 | 1 328 000 | 363 000 |
| Finaliste | 2 020 000 | 1 920 000 | 830 000 | 664 000 | 218 000 |
| 1/2 finaliste | 1 010 000 | 960 000 | 415 000 | 332 000 | 130 600 |
| 1/4 de finaliste | 532 600 | 506 000 | 211 000 | 168 800 | 79 800 |
| 1/8 de finaliste | 285 000 | 256 500 | 120 000 | 90 000 | 43 200 |
| 1/16 de finale | 165 200 | 140 400 | 60 000 | 45 000 | 19 000 |
| 1/32 de finale | 100 000 | 85 000 | 40 800 | 28 600 | |
| Battu au 1er tour | 60 000 | 51 000 |
Finale Graf / Hingis : 5 juin 1999
LA PLUS BELLE DE GRAF
par Georges HOMSI
5 juin 1999
Martina Hingis devra attendre avant de remporter son premier titre
à Roland Garros. Cet après midi, elle a cédé
en trois manches complètement folles, devant Steffi Graf, après
avoir servi pour le match au deuxième set.
Pour Graf qui remporte ici son 6ème titre, et son 22ème
en Grand Chelem, cette victoire était la plus belle. L'émotion
était à son comble sur le court central de Roland Garros
en ce samedi après midi. Son premier titre à Roland Garros,
Martina Hingis l'avait entrevu. Nettement même. Complètement
dominatrice pendant un et demi, la Suissesse a finalement craqué
nerveusement, laissant à Steffi Graf le loisir de remporter son
sixième titre à Roland Garros.
Pressée de gagner, Hingis l'était sans nul doute. Mais
elle a réussi à se mettre le public à dos, en discutant
longuement certaines décisions d'arbitrages, notamment à
des moments où elle dominait la partie de la tête aux pieds.
Servant pour le match à 5-4 au deuxième set, elle a même
mené 15-0, avant de laisser son jeux et ses nerfs s'effriter petit
à petit. Il est vrai qu'à ce moment du match, Graf réussit
quelques points magnifiques. Mais qui aurait pu imaginer qu'elle perdrait
6 jeux d'affilée, irritée par un public qui soutenait de
plus en plus bruyamment son adversaire. Hingis s'effondrant ; Graf transcendée
par une résurrection inespérée ; on n'avait jamais
vu ça. Soudain, la petite Saint-Galloise ne maîtrisait plus
ses nerfs qui d'ordinaire représentent l'un de ses atouts rincipaux.
Déboussolée, elle laissait défiler les jeux, manifestant
sa rage, et son impuissance. Menée 2-5, et balle de match contre
elle, Hingis sauva une première balle de match en servant à
la cuiller, pour remporter le point par un superbe passing-shot. Le public
la huait de plus belle. Mais à la deuxième balle de match,
elle ne put réussir le même coup. Son service à la
cuiller était trop long. Et son revers un peu plus tard en fit de
même. En larmes, Hingis quitta le court central, avant de revenir
effondrée dans les bras de sa mère.
« J'adore Paris, mais je n'arrive pas à gagner ici »
déclara-t-elle au micro. Steffi Graf de son côté, était
aux anges.
«C'est la plus belle victoire de ma carrière, cela ne
fait aucun doute », déclara-t-elle. « C'est l'un des
matches les plus fous que j'ai jamais joué. Ma victoire la plus
inattendue. C'est vrai que Martina m'a laissé revenir dans la partie.
Car à 4-5, je me disais que pour moi, ce serait le dernier changement
de côté. Mais soudain, un peu plus tard c'était 5 partout,
et je me suis dit que tout était possible.»
A la fin de sa conférence de presse, Graf affirma qu'elle ne
reviendrait pas jouer à Roland Garros. « Je voudrais rester
sur cette victoire », déclara l'Allemande qui en revanche
pourrait disputer encore d'autres tournois du Grand Chelem, même
après cette année.
Martina Hingis, elle, reviendra. «Jusqu'à ce que je gagne
ici » affirma-t-elle, comme Pete Sampras quelques jours plus tôt.
Mais à la différence de l'Américain, Hingis n'a que
18 ans, et ses chances de s'imposer sont infiniment plus importantes.
Martina Hingis : 1 juin 1999
Q. Elle a dit qu'elle pensait que vous étiez un
peu nerveuse au début parce que vous ne la connaissiez pas bien.
Vous étiez nerveuse ?
R. Non, je ne l'étais pas. Elle faisait boom boom, et c'était
2/0. Je ne savais pas quoi faire. J'essayais de mettre mon service à
l'intérieur. J'ai bien servi durant ce premier set, cela m'a beaucoup
aidé. J'ai eu des points gratuits de cette manière-là.
Il fallait simplement tout renvoyer et ne pas penser si c'était
serré, coup droit, revers. Cela faisait boom, on ne savait pas de
quel côté jouer. Elle n'est pas arrivée là pour
rien. On a eu un bon match. Elle est assez dangereuse, je pense. Est-ce-que
tout le monde sait qui je suis ou dois-je mettre le badge devant ?
Q. Après, vous avez commencé à mieux lire son jeu ?
R. Oui, au milieu du premier set déjà j'y arrivais mieux.
Quelquefois, j'étais là et elle ne s'y attendait pas. Vénus
était là, cela ne la surprenait pas. Je n'ai pas vu ce match
d'ailleurs. Avec elle, il faut être patiente. Elle fait un point
gagnant, il suffit de passer au suivant. De temps en temps, je me disais
: « Aujourd'hui, rien à faire». Elle a très bien
joué, je trouve. Elle mérite vraiment de gagner contre ces
joueuses qu'elle a battues.
Q. Comment pouvez-vous la comparer avec MAURESMO qui est
sortie du noir en Australie ?
R. Ce sont deux joueuses très différentes. MAURESMO est
peut-être plus forte physiquement et frappe la balle plus lentement
avec plus de slices ; quant à Barbara, cela vient de nulle part.
Elle frappe à fond, même le revers, d'habitude, elle le joue
le long de la ligne, et tout d'un coup elle fait un point gagnant croisé.
C'est extra. Vers la fin, j'étais encore surprise, je n'arrivais
pas tout le temps à lire son jeu. Je me suis dit : « Elle
fait un point gagnant, mais je continue ». A 30 partout, j'ai eu
une balle de break. C'était toujours serré en fin de compte.
Peut-être que contre Vénus, elle faisait un point gagnant
supplémentaire. Quand j'avais des chances de break, elle sortait
légèrement la balle. Je voulais vraiment gagner, je me suis
forcée et je l'ai forcé à faire des erreurs aujourd'hui.
Q. Qui est la meilleure entre Amélie et Barbara ?
R. Je pense que Barbara est la meilleure. La façon dont elle
a joué aujourd'hui. Je n'ai pas beaucoup joué contre MAURESMO,
j'ai gagné un match contre elle, ce n'était pas un haut niveau.
Barbara, aujourd'hui, est gauchère, c'est une différence.
Son service est très puissant. Elle peut jouer n'importe quel coup,
elle fait des points gagnants à partir de nulle part. Quelquefois,
on fait un bon tournoi et on n'entend plus parler de la joueuse. Elle est
encore jeune, elle a encore de l'avenir devant elle. Est-ce que quelqu'un
connaît son classement à la fin de ce tournoi ? Elle
va sans doute rentrer dans les tableaux dans les tournois prochain.
Q. Est-ce que vous êtes contente de votre tournoi et d'arriver en demi-finale ?
R. Je suis contente de jouer, quand j'ai eu des occasions, je les ai
saisies. J'ai joué intelligemment aujourd'hui. J'étais obligée,
sinon j'aurais été jetée hors du court. J'ai mieux
servi aussi.
Q. Etant donné que c'est votre grand tournoi, est-ce-que
vous êtes plus concentrée pour ce tournoi que dans d'autres ?
R. Je ne dirai pas que je suis plus concentrée, c'était
peut-être une erreur que je faisais les autres années, je
le voulais trop vite et je faisait des erreurs. Je n'étais pas prête
pour le match suivant. Parfois, je sous-estimais les joueuses. Je ne l'ai
pas fait aujourd'hui, je ne le ferai pas dans les prochains tours. Demain,
je vais jouer les doubles, j'aurais une journée de repos, ce sera
bien. Le programme est favorable pour moi. J'attends avec impatience de
jouer contre Arantxa. Elle est très forte. C'est son tournoi favori.
Q. En Australie, il y a eu l'histoire de NOVOTNA ?
R. Ecoutez, ce n'était pas de ma faute, NOVOTNA est sortie de
nulle part. Je ne le savais pas. J'ai été surprise de la
réaction. Je vais lui parler parce que je suis passée pour
la petite jeune qui ne savait rien. Je ne crois pas qu'elle aurait dit
quelque chose comme cela quand même. Il faudrait que je lui parle.
Q. Vous semblez être assez relaxe au sujet de tout cela ?
R. Oui, bien sûr, les gens peuvent faire des choses contre vous.
Tant que je suis à l'aise avec moi-même, les choses ne m'affectent
pas. Je continue mon petit bonhomme de chemin.
Q. Vous avez battu 9 fois sur 10 Arantxa, que pensez-vous du prochain match ?
R. On ne sait jamais ce qui peut se passer. Demi finale du Grand Chelem...
Si je peux jouer le même jeu qu'aujourd'hui, ça à l'air
bien pour moi. Arantxa est à un meilleur niveau dans ce tournoi
que quelques tournois précédents, il faut la prendre
aux sérieux.
HINGIS VENGE VENUS
par Georges HOMSI
1 juin 1999
Martina Hingis n'a pas fait le détail face à l'Autrichienne
Barbara Schwartz, qui avait sorti Venus Williams en huitième de
finale. Il fat dire que l'Autrichienne, issue des qualifications, disputait
là son huitième match du tournoi. Cet après midi,
elle ne fit pas la même impression qu'au tour précédent
où son superbe revers avait dérouté la grande Américaine.
Très concentrée, la numéro 1 mondiale qui était
menée 0-2 au premier set revint bien pour dicter les échanges,
anticipant remarquablement le jeu de son adversaire, et s'imposant en tout
juste une heure. Pourtant, Schwartz avait tout de même réussi
quelques superbes points gagnants. Mais c'est surtout la solidité
de Hingis qui fit la différence, celle-ci ne commettant que 13 fautes
directes contre 30 à Schwartz.
« C'est dur pour moi parce que j'ai joué beaucoup de matches
avant celui-là. Et si j'ai plutôt bien commencé, je
n'ai plus très bien bougé par la suite, et elle en a profité.
Après tout, ce n'est pas pour rien qu'elle est la meilleure joueuse
du monde » admit Schwartz.
« A partir du milieu du premier set j'ai anticipé ses
coups. Parfois, j'étais sur la balle alors qu'elle ne s'y attendait
pas » expliqua Hingis. « Avec elle, il faut être patiente.
Si elle réusit un très beau poit gagnant, il faut aussitôt
l'oublier pour penser à gagner le suivant. Je pense qu'elle a plus
de potentiel qu'Amélie Mauresmo, même si Amélie est
plus forte physiquement. »
Prochaine adversaire d'Hingis, Arantxa Sanchez, la tenante du titre,
qui a prouvé depuis le début du tournoi, qu'elle a sans conteste
retrouvé son meilleur tennis. Et comme Roland Garros l'a toujours
inspirée, Martina Hingis a intérêt à se méfier.
Tour 2 - May 26, 1999 : Hingis beats Mauresmo 6-3 ; 6-3
Hingis shows why she's at the top
By JOCELYN NOVECK
Associated Press Writer
On a day when the men's top-ranked player showed why he shouldn't be
No. 1, the women's top-ranked player proved decisively why she should.
Martina Hingis may not always be the most tactful person. The jokes
she made about the openly gay player Amelie Mauresmo's sexual orientation
-- calling her ``half a man'' in January -- show that.
But Hingis also showed Wednesday that she knew how to put the controversy
behind her: how to face Mauresmo and a hostile French public and simply
get on with the business of smart, savvy tennis.
In fact, if anybody seemed affected by crowd pressure during the second-round
match on center court, it was Mauresmo, not Hingis. Knowing how strongly
the crowd was rooting for her seemed to make her tighten up, and against
Hingis that is tantamount to surrender.
That this wasn't just another match was clear from the crowd's reaction
the moment the players started warming up.
As Hingis described it later, ``It was like, 'Allez, boo, allez, boo.'''
But Hingis went about her business, moving well, as she always does,
keeping Mauresmo on the run, and most of all changing tactics when an approach
wasn't working.
After a sluggish start, Hingis picked up her game.
``I started just to make her play,'' she said. ``I can play different
types of games. It's not for me just hitting from the baseline or just
running, I can mix it up if something doesn't work. That's probably the
key that lots of girls don't have.''
Indeed, that is the key to most of Hingis' victories, and it certainly
was in her 6-3, 6-3 defeat of Mauresmo.
Hingis, who lost to the Frenchwoman when they last met three months
ago at the Paris Indoors before a partisan crowd,
suggested Mauresmo was too nervous to win this time, on center court
at her country's most prestigious tournament.
Mauresmo has been portrayed as France's biggest hope ever since she
reached the final in Australia.
``Everybody was putting pressure on her,'' Hingis said. ``Everybody
had big hopes she might win this tournament. Sometimes it doesn't help,
the crowd and everything.''
And in perhaps another ill-advised reference to Mauresmo's muscular
build, Hingis suggested she might be too strong for her own good.
``I don't think she has that much feel on court when she's in too-good
shape,'' Hingis said. ``Sometimes you overrun the balls and don't think
that much if you are physically very strong.''
Mauresmo came into the match saying Hingis' comments in Australia were
not forgotten and would continue to give her an extra incentive. But she
said later she didn't feel it interfered with her play.
``I was a bit tense, obviously, but she was tense as well,'' Mauresmo
said. But she admitted she ``probably overdid it. I wanted to finish the
points too quickly.''
In any case, Hingis was deeply relieved to close out the match on a
forehand by her opponent that sailed wide.
``It's like a heavy rucksack of stones has fallen off my back, and
I feel much lighter,'' she said.
At her postmatch news conference, she tried not to let the incessant
questions about the flap with Mauresmo force her into more damaging comments.
``I mean, we're not best friends on the tour. Obviously everybody knows
that,'' she said. ``She has her own people around her. I have mine.''
She made sure to say that Mauresmo ``is a girl, and a player like everybody
else.''
Hingis has yet to win a title at the French -- like Pete Sampras, she
is seeking to add that final leg of a career Grand Slam. And she clearly
wants it badly, as her mother showed when she screamed in satisfaction
after Hingis won.
Her quarterfinal opponent would be Venus Williams, which led her to
say: ``If I win this tournament on this red stuff here in Paris, I really
deserve it.''
Just as she deserves, for now, the distinction of being the top-ranked
woman in the world.
Hingis took control midway through the first set and never allowed Mauresmo
to get back into the match. After being down a break and 0-30 in the sixth
game of the first set, Hingis broke back to even the set, 3-3, and broke
Mauresmo again in the eighth game, helped by two double faults from the
Frenchwoman.
Mauresmo did herself in by committing 25 unforced errors in the opening set.
Hingis stormed to a 3-0 lead in the second set before Mauresmo gave
a glimmer of hope the partisan crowd by breaking Hingis in the fourth game.
However, Mauresmo continued to contribute to her own demise by making 26
unforced errors in the second set. Hingis closed out the match by breaking
Mauresmo in the final game.
"I think it was a very tactical match," Hingis said. "I was a bit lucky
to pick up my game (down 3-2 in the first set). I think we were a bit nervous,
but at the end I was handling it a bit better. I don't think the crowd
and the pressure on her were helping, either."
Hingis defeated Mauresmo, 6-2, 6-3, to win her third straight Australian
Open title in January. But Mauresmo defeated Hingis in three sets one month
later in Paris at the Open Gaz de France on the hard surface.
The two had been at odds after Hingis was quoted in a magazine as being
critical of Mauresmo's openly lesbian lifestyle.
"I think the feelings stay the same, actually," Mauresmo said after
today's match.